Samedi 10 octobre, la roue à aubes du moulin Saint-Gilles a eu droit à un décrassage. Baignées continuellement dans l’eau de l’Aubette, la roue et ses aubes voient pousser une mousse bien verte. Brosses et spatules permettent de la déloger.
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Samedi 10 octobre, la roue à aubes du moulin Saint-Gilles a eu droit à un décrassage. Baignées continuellement dans l’eau de l’Aubette, la roue et ses aubes voient pousser une mousse bien verte. Brosses et spatules permettent de la déloger. Dimanche 20 juin 2010, le Moulin Saint-Gilles est ouvert au public de 14h à 17h. Pour la 13e édition de la Journée du Patrimoine de Pays – Journée des Moulins, c’est l’occasion de visiter le Moulin Saint-Gilles et sa roue à aube restaurée par l’association dans le cadre des Chantiers du Patrimoine. Les visiteurs pourront également apprécier une exposition sur les nombreux moulins et roues à aubes que le CHS a sauvés dans le département dont ceux de Veules-les-Roses et la Pannevert. La Journée du Patrimoine de Pays est destinée à promouvoir le bâti ancien, les paysages et les savoir-faire traditionnels. Informations pratiques :
Les travaux autour du projet de mini centrale hydroélectrique continuent. Afin d’adapter la poulie de 2 mètres à l’axe de la roue à aubes, Daniel a usiné deux disques de frein de camion. Usagés, les disques de frein ! Au prix de la bestiole, on ne se permet ce genre de fantaisie Il se trouve que les 2 disques avaient presque les dimensions requises pour faire l’affaire. L’usinage se fait à la fois sur le diamètre externe et le diamètre interne. Autre pièce en préparation : l’alternateur. Jean a récupéré un alternateur de groupe électrogène dans une casse. Il a fallu lui refaire quelques pièces (roulement à billes etc.) mais il est en parfait état de fonctionnement. Jean a mis au point un banc de test : L’alternateur est en jaune, le moteur à droite. Le résultat est un tantinet bruyant mais capable d’alimenter un lampe halogène. Le montage final nécessitera la mise au point d’un régulateur de tension. En effet, la tension en sortie de l’alternateur dépend du nombre de tours par minute. Or, si cette vitesse est contrôlable sur un groupe électrogène, elle ne l’est plus sur la roue à aubes dont la vitesse dépend du débit du cours d’eau. Le schéma de principe de la mini-centrale hydroélectrique présentée lors d’un précédent billet ne permettait pas d’imaginer le résultat final. Corrigeons cela avec le schéma ci-dessous : Petit imprévu de ce dernier samedi : la grande poulie n’était pas dans le bon sens. Il a fallu la lever. Une petite galerie photo pour terminer. Ne vous faites pas avoir : il y a des anciennes photos et des nouvelles ! En exclusivité mondiale, parce que vous en mourriez d’envie, voici le programme du projet de mini centrale hydroélectrique ! Le projet se décompose comme suit :
Le premier point a déjà été réalisé. La poulie de 2 mètres de diamètre est en fait celle qui servait à la machine à vapeur Dujardin. Son rôle était déjà d’entraîner l’alternateur accompagnant la Dujardin. La poulie étant trop large, elle nécessite d’être tronçonnée. Et peinte ! Cette opération est plus aisée quand la poulie n’est pas encore fixée sur son axe. On peut voir dans le coin en bas à droite de la photo de l’alternateur la courroie trapézoïdale. L’opération a donné le résultat suivant : Le rouge n’est pas une couleur habituelle pour ce type d’équipement mais c’est tellement plus sympa à présenter… L’axe de la roue à aubes était déjà équipé d’une petite poulie. Michel a du la démonter afin que l’axe puisse accueillir la grande poulie. La grande poulie étant en 2 morceaux, il faut préparer de quoi la fixer. Yvon et Michel ont travaillé sur deux grandes vis. Récupération oblige, les vis doivent être travaillée. Petit souci : après un premier test, il s’avère que les écrous papillon butent avant d’arriver au bout. Il faut donc prendre des mesure pour fabriquer des entretoises. La réalisation des entretoises se fait très simplement : il faut découper des morceaux dans un tuyau dont le diamètre intérieur est tout juste supérieur au diamètre des grandes vis. Et pour le découpage, le CHS dispose de la scie alternative, rustique mais efficace. Voici une galerie de photos : Le CHS a créé une roue à aubes installée au moulin Saint-Gilles. Le système de dérivation du cours d’eau a aussi été aménagé. La roue comme le système de dérivation fonctionnent parfaitement. Mais la roue tourne dans le vide ! Nos ancêtres n’ont pas installé de tels mécanismes pour la seule beauté du paysage. Leur rôle premier était de transformer la force de cours d’eau en énergie motrice. L’exemple le plus courant est celui du moulin du meunier. Le projet de mini centrale hydroélectrique est de parvenir à générer de l’électricité à partir du mouvement de la roue à aubes et ainsi lui redonner son rôle initial. Le schéma de principe est déjà prêt ! Il a été dessiné par Jean Hoche et le voici : Compliqué ? Mais non ! Enfin… pas après explication La roue du CHS tourne à environ 2 tours par minute. C’est plutôt lent mais la force est là. Pour pouvoir faire tourner un alternateur, une bestiole qui transforme un mouvement en électricité, il va falloir démultiplier la vitesse. Cette démultiplication s’obtient par la combinaison de boîtes mécaniques et de poulies :
Pfiou ! Tout ça pour générer 2 kilowatts d’électricité. Mais le jeu en vaut la chandelle puisque ce seront 2 kilowatts gratuits ! |
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