Dimanche 14 mars, 15h, le Moulin Saint-Gilles accueille une exposition d’une vingtaine de véhicules anciens.
Ce sera l’occasion de ressortir le moteur Simplex, pour des démonstrations, et le moteur Mustad, pour des explications.
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Dimanche 14 mars, 15h, le Moulin Saint-Gilles accueille une exposition d’une vingtaine de véhicules anciens. Ce sera l’occasion de ressortir le moteur Simplex, pour des démonstrations, et le moteur Mustad, pour des explications. Map powered by MapPress
Si vous consultez ce site de temps à autre, vous n’aurez sûrement pas manquer le fait que nous organisons les 1er et 3e vendredis de chaque mois une vente de pain. Ces ventes sont une source de revenus pour l’association et lui permettent d’aborder de nouveaux projets. Cette activité est très représentative des différentes actions du CHS : notre association n’a pas vocation à uniquement retaper des vestiges du passé mais également de leur redonner vie par l’activité des hommes. Le four banal de la Pannevert a été démonté d’une ferme de la région, remonté et restauré à son emplacement actuel. Le rendez-vous bimensuel du vendredi est l’occasion de le faire fonctionner comme autrefois. Fonctionnement du fourLe four banal de la Pannevert est un four traditionnel à bois. Il est tellement traditionnel qu’il n’y a pas d’électricité du tout ! Même pour la lumière Il fonctionne sur le principe d’une cheminée de maison à la différence près que le conduit de la cheminée n’est pas en liaison directe avec le foyer comme le montre le schéma. Une cheminée de maison est conçue pour rayonner et diffuser la chaleur générée par la combustion du bois. Le four traditionnel est conçu pour garder la chaleur. Il faut donc en limiter les pertes, d’où l’utilisation de briques et d’argile. Chauffer un four de ce type revient à allumer un feu dedans et de laisser les braises amener l’amener à bonne température (plus de 200°C). Plusieurs paramètres influent sur le temps nécessaire pour atteindre la température voulue en fonction du type de pain souhaité :
Préparation du fourL’utilisation régulière du four a permis à Franco et Georges, nos deux boulangers, de pouvoir en déterminer empiriquement la température. Pour la déterminer plus finement, ils disposent d’un thermostat spécial, sorte de cadran sur une grande tige (environ 60 cm), qu’ils insèrent dans un trou prévu à cet effet sur la porte du four. Il faut toutefois quelques minutes avant qu’il ne donne la valeur exacte. Sur la photo, on peut voir Franco consultant le thermostat venant d’être installé (il n’affiche pas encore 50°C). Pour atteindre la température, on allume le four la veille pour le matin ou le matin pour le soir. Une fois la température atteinte, il faut nettoyer le four. Tout d’abord, les cendres doivent être retirées au moyen d’une grande raclette. Elles sont extraites du four et tombent dans un bac prévu à cette effet au pied du four. Sur la photo on peut voir les braises encore rouges. Les cendres retirées du four, il faut ensuite le nettoyer. Le but est quand même de pouvoir y faire cuire du pain L’instrument utilisé est une sorte de balai-serpillière : un manche terminé par un gros morceau de tissu qu’on trempe dans l’eau pour nettoyer. L’opération présente aussi l’avantage de réhumidifier l’intérieur du four qui a été très asséché par la température élevée. Le four nettoyé, le pain va pouvoir être enfourné. Mais pour cela, la pâte aura été préparée à l’avance au Moulin Saint-Gilles (Expotec) car c’est là-bas que se trouve le pétrin, machine indispensable pour réaliser le mélange des ingrédients. C’est la petite entorse au côté traditionnel du pain du CHS. Il est techniquement possible de s’en passer mais c’est un peu plus… fatigant. Réalisation de la pâteLes ingrédients de base de la pâte à pain sont :
On trouve très fréquemment du sel pour le goût dans les ingrédients même s’il n’est pas indispensable (il existe du pain sans sel). Quelques-unes de nos recettes sont consultables. Les ingrédients sont mélangés dans un pétrin. Il s’agit d’un grand bol tournant dans lequel tourne une barre en tire-bouchon. Quand les ingrédients sont suffisamment bien mélangés, ils forment une pâte que Georges place dans des bacs. La pâte va ensuite gonfler sous l’effet de la levure. Façonnage de la pâteAprès avoir reposé, la pâte peut être amené du Moulin Saint-Gilles au four banal de la Pannevert. Il s’agit alors de la façonner pour lui donner la forme et le poids désiré. Un plan de travail en inox est utilisé sur lequel un peu de farine est éparpillée afin d’éviter que la pâte ne colle (on parle de plan fleuré). La forme définitive du pain dépend également d’entailles réalisées juste avant l’enfournage au moyen d’une lame de rasoir (pain traditionnel et pain brié) ou d’une paire de ciseaux (les petites pointes sur les brioches). Comme il n’est pas évident de synchroniser la température du four avec la préparation des portions de pain, on protège ces derniers de la poussière au moins d’un tissu. Poussière ? Oui car le fait de sortir les cendres du four va forcément en générer. La plaque est ensuite placé dans une armoire spéciale jusqu’à ce que le four soit prêt. La cuisson en elle-même est probablement ce qui prend le moins de temps par rapport à la préparation du four et à la réalisation de la pâte. Voici une galerie de photos : Voici quelques recettes que nous utilisons pour la fabrication de notre pain. Bien sûr, les quantités sont à adapter si vous voulez réaliser ces pains chez vous. Pain de campagne
Brioche
Pain briéLe pain brié se réalise en 2 étapes Pâte de la veille
Pâte du jour
Pain aux graines
Vendredi 5 mars, le premier du mois, à partir de 17 h, le CHS organise une vente de pain et de brioches cuites dans le four banal de la Pannevert. Et pour vous donner envie, on vous a laissé une photo d’une de nos œuvres. 500 grammes de pain qui se conservent plusieurs jours. Les plus chanceux pourront profiter de nos chaussons aux pommes. Avec des vrais pommes en provenance directe de notre pommier ! Un peu de patience et vous aurez bientôt droit à un reportage complet (photo+vidéo) sur la fabrication de nos pains… Map powered by MapPress
Les travaux autour du projet de mini centrale hydroélectrique continuent. Afin d’adapter la poulie de 2 mètres à l’axe de la roue à aubes, Daniel a usiné deux disques de frein de camion. Usagés, les disques de frein ! Au prix de la bestiole, on ne se permet ce genre de fantaisie Il se trouve que les 2 disques avaient presque les dimensions requises pour faire l’affaire. L’usinage se fait à la fois sur le diamètre externe et le diamètre interne. Autre pièce en préparation : l’alternateur. Jean a récupéré un alternateur de groupe électrogène dans une casse. Il a fallu lui refaire quelques pièces (roulement à billes etc.) mais il est en parfait état de fonctionnement. Jean a mis au point un banc de test : L’alternateur est en jaune, le moteur à droite. Le résultat est un tantinet bruyant mais capable d’alimenter un lampe halogène. Le montage final nécessitera la mise au point d’un régulateur de tension. En effet, la tension en sortie de l’alternateur dépend du nombre de tours par minute. Or, si cette vitesse est contrôlable sur un groupe électrogène, elle ne l’est plus sur la roue à aubes dont la vitesse dépend du débit du cours d’eau. Le schéma de principe de la mini-centrale hydroélectrique présentée lors d’un précédent billet ne permettait pas d’imaginer le résultat final. Corrigeons cela avec le schéma ci-dessous : Petit imprévu de ce dernier samedi : la grande poulie n’était pas dans le bon sens. Il a fallu la lever. Une petite galerie photo pour terminer. Ne vous faites pas avoir : il y a des anciennes photos et des nouvelles ! Il y a une semaine, Christian et Sébastien ont poursuivi la remise en service du condenseur (pompe à air). Ils se sont attaqué à la bielle. Un grand nettoyage s’imposait ! La première étape consistait à laisser tremper les différentes pièces dans du gazole pendant plusieurs jours semaine afin d’enlever sans effort les graisses, huiles et autres poussières accumulées. Ensuite un peu d’huile de coude, quelques mètres de papier de verre et de la patience sont nécessaire pour nettoyer les pièces métalliques des différentes traces de rouille et autres dégats du temps. Les pièces une fois nettoyées doivent être remontées sur la bielle. Aujourd’hui, pour obtenir une pièce aux fonctionnalités identiques, on utiliserait un roulement à billes. La machine à vapeur Crépelle est de 1913, date à laquelle les roulements à billes en acier était déjà utilisés dans les vélos (≃ 1890) et peu après dans l’automobile. Il est probable que la conception technique d’Ernestine soit antérieure ou que les roulements à billes de l’époque n’était pas utilisable sur ce type de mécanique. Ce qui nous amène à une petite explication du système utilisé : Faire frotter de l’acier sur de l’acier n’est pas bon (chauffe, usure). C’est pourquoi il y a 2 pièces de bronze (représentées sur la droite du schéma) destinées à accueillir l’axe. Ces 2 pièces sont rainurées (visible sur la pièce en bas à droite) afin de pouvoir huiler le système. Un autre point particulier à noter : pour ajuster les pièces de bronzes, 2 pièces en acier coulissant l’une sur l’autre sont utilisées. Elles sont de profil trapézoïdal. Cette astuce permet d’obtenir 2 bords parallèles (voir // sur le schéma) dont on peut diminuer ou augmenter la distance. C’est également un système n’utilisant aucune vis ! Ci-dessous, des photos du nettoyage : Vendredi 19 février, à partir de 17 h 15, le CHS organise une vente de pain et de brioches cuites dans le four banal de la Pannevert. Map powered by MapPress
En exclusivité mondiale, parce que vous en mourriez d’envie, voici le programme du projet de mini centrale hydroélectrique ! Le projet se décompose comme suit :
Le premier point a déjà été réalisé. La poulie de 2 mètres de diamètre est en fait celle qui servait à la machine à vapeur Dujardin. Son rôle était déjà d’entraîner l’alternateur accompagnant la Dujardin. La poulie étant trop large, elle nécessite d’être tronçonnée. Et peinte ! Cette opération est plus aisée quand la poulie n’est pas encore fixée sur son axe. On peut voir dans le coin en bas à droite de la photo de l’alternateur la courroie trapézoïdale. L’opération a donné le résultat suivant : Le rouge n’est pas une couleur habituelle pour ce type d’équipement mais c’est tellement plus sympa à présenter… L’axe de la roue à aubes était déjà équipé d’une petite poulie. Michel a du la démonter afin que l’axe puisse accueillir la grande poulie. La grande poulie étant en 2 morceaux, il faut préparer de quoi la fixer. Yvon et Michel ont travaillé sur deux grandes vis. Récupération oblige, les vis doivent être travaillée. Petit souci : après un premier test, il s’avère que les écrous papillon butent avant d’arriver au bout. Il faut donc prendre des mesure pour fabriquer des entretoises. La réalisation des entretoises se fait très simplement : il faut découper des morceaux dans un tuyau dont le diamètre intérieur est tout juste supérieur au diamètre des grandes vis. Et pour le découpage, le CHS dispose de la scie alternative, rustique mais efficace. Voici une galerie de photos : Le CHS a créé une roue à aubes installée au moulin Saint-Gilles. Le système de dérivation du cours d’eau a aussi été aménagé. La roue comme le système de dérivation fonctionnent parfaitement. Mais la roue tourne dans le vide ! Nos ancêtres n’ont pas installé de tels mécanismes pour la seule beauté du paysage. Leur rôle premier était de transformer la force de cours d’eau en énergie motrice. L’exemple le plus courant est celui du moulin du meunier. Le projet de mini centrale hydroélectrique est de parvenir à générer de l’électricité à partir du mouvement de la roue à aubes et ainsi lui redonner son rôle initial. Le schéma de principe est déjà prêt ! Il a été dessiné par Jean Hoche et le voici : Compliqué ? Mais non ! Enfin… pas après explication La roue du CHS tourne à environ 2 tours par minute. C’est plutôt lent mais la force est là. Pour pouvoir faire tourner un alternateur, une bestiole qui transforme un mouvement en électricité, il va falloir démultiplier la vitesse. Cette démultiplication s’obtient par la combinaison de boîtes mécaniques et de poulies :
Pfiou ! Tout ça pour générer 2 kilowatts d’électricité. Mais le jeu en vaut la chandelle puisque ce seront 2 kilowatts gratuits ! Il existe un gros machin sous la machine à vapeur Crépelle habituellement plongé dans la pénombre : la pompe à air. Que j’appelais il y a peu un “récupérateur de vapeur”, ne connaissant pas la dénomination officielle (Christian m’en a donné le terme exact). Et bien que l’on parle de pompe à air, l’élément pompé est bien de l’eau Ernestine étant désormais mue par air comprimée, la pompe n’est pas utile et avait été déconnectée. Elle reste néanmoins un élément indispensable de cette machine à vapeur. Son rôle est de récupérer la vapeur en sortie afin de la réinjecter dans la chaudière. La consommation d’eau s’en trouve ainsi extrêmement réduite. Le but de la manœuvre est de reconnecter la pompe à Ernestine. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, il y a tout au plus une dizaine de centimètres à parcourir. Sauf que :
Il va donc falloir placer dessous des barres afin de la faire rouler. Comme vous pouvez le constater sur la photo de droite, les lieux sont exigus. On ne tient pas debout et il faut disposer d’un vêtement de travail si on ne veut pas raccourcir la durée de vie de ses vêtements du dimanche. Il n’est également pas possible d’amener des équipements plus gros qu’un cric. La méthode :
Une fois la pompe correctement positionnée, il faudra ensuite utiliser une barre de liaison pour la relier à Ernestine. La pompe est mue par le mouvement de la machine à vapeur. Il reste encore à installer la bielle : Visiblement la bielle a souffert elle aussi de la rouille. De plus la photo est trompeuse puisque la barre n’est pas encore installée. Elle a été posée afin de pouvoir prendre des mesures et se rendre compte d’éventuels problèmes de décalage. Il reste encore du travail, des pièces à ajuster, à nettoyer etc. Vous trouverez ci-après une petite galerie photos des opérations. |
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